Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 17:00

Comme au plan national, les résultats du deuxième tour des élections présidentielles à Ploemeur se traduisent par une défaite de Nicolas Sarkozy mais non par une déroute. A ceux qui, depuis des mois, annonçaient ou attendaient une poussée irrésistible de la Gauche, les Ploemeurois ont apporté un sérieux démenti.

Le nombre de votants augmente légèrement du 1er au 2ème tour (+165) portant le taux de participation à 81,9%, ce qui est remarquable, bien qu’en retrait par rapport au second tour de 2007 (84,2%).

En revanche, le nombre de suffrages blancs ou nuls est en forte progression : 794 le 6 mai 2012 contre 275 le 22 avril. Par comparaison, il y en avait eu 577 en 2007. Le nombre de suffrages exprimés apparaît ainsi en net repli d’un tour à l’autre : 12 168 contre 12 522, soit -354. Un nombre significatif d’électeurs ont manifesté qu’ils ne se retrouvaient pas dans l’offre politique qui leur était présentée. Faut-il n’y voir que des électeurs de Marine Le Pen ?

Le nombre de voix que recueille Nicolas Sarkozy passe d’un tour à l’autre de 3 657  à 5 846, soit + 2 189 ou + 59,8%. Par rapport à 2007, il est en retrait de 653 voix.

Le nombre de voix que recueille François Hollande, progresse de 3 693 à 6 322, soit + 2 629 ou + 71,2%. Par rapport à Ségolène Royal en 2007, il est en progrès de 414 voix. Le total des voix de Gauche (Hollande, Joly, Mélenchon, Poutou, Arthaud) atteignait 5 661 voix. Au second tour, François Hollande gagne encore 661 voix.

Le total des voix de Droite (Sarkozy, Le Pen) était de 5 347, Nicolas Sarkozy va au-delà et progresse de 499 voix.

L’électorat de François Bayrou paraît donc s’être davantage porté sur François Hollande que sur Nicolas Sarkozy.

Le vote blanc s’est alimenté d’une partie de l’électorat Bayrou et d’une partie de l’électorat Le Pen pour des raisons évidemment différentes.

En définitive, la majorité recueillie par François Hollande, pour importante qu’elle soit, n’est sans doute qu’une grande marée exceptionnelle que l’exercice du pouvoir par la Gauche est susceptible d’affaiblir rapidement.

Loïc TONNERRE

 

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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 16:42

Le conseil municipal a examiné les résultats du budget 2011 de la commune.

La situation d’ensemble se dégrade

Globalement, les comptes du budget principal de la commune, s’ils s’améliorent, le font en trompe-l’œil : le résultat de l’exercice qui était négatif en 2007 (-783 836 €) et à peine positif en 2008 (+ 23 126 €), avait atteint 407 596 € en 2009. Il était retombé à 102 126 € en 2010 et s’élève, cette fois, à  925 385 €, soit 3,9% des recettes de l’exercice. Mais cette amélioration n’est due que pour 102 000 € à la section de fonctionnement, l’essentiel vient d’une recette d’emprunt de 2,5 M€ (contre 1 M€ en 2010) qui améliore le solde de la section d’investissement de 722 000 €. Sans cet apport extérieur et exceptionnel, le solde de l’exercice aurait été de – 574 615 €.

Les dépenses de fonctionnement se maintiennent à un niveau élevé

On relève surtout que les dépenses de personnel continuent d’augmenter (+ 3%) et représentent désormais presque 61% du total des dépenses de fonctionnement. Un tel ratio devient alarmant car il porte en germe de nouvelles dérives dans les années à venir. Comme on le verra plus loin, cette augmentation des charges de rémunération est due à une politique inconsidérée de recrutement de nouveaux personnels.

Les investissements se maintiennent à un niveau faible

L’essentiel des ressources budgétaires étant absorbées par les dépenses de personnel, le niveau des investissements de la commune s’en ressent : avec 7,03 M€, il est certes en progrès de 5,7% par rapport à 2010 mais en recul de 26% par rapport à 2007 ! Les investissements qui constituaient 40,2% des dépenses totales en 2007 n’en représentent plus que 30,9% en 2011.

Le budget est en déficit

Malgré un résultat comptable positif, la commune reste déficitaire dans la mesure où elle a dû faire appel à l’emprunt pour équilibrer ses comptes : 2,5 M€ (10,5% des recettes) en 2010. Sans cet apport, les comptes de la commune auraient été largement négatifs.

La dette repart à la hausse

Résultat de cette mauvaise gestion, la dette de la commune s’accroît au 31 décembre 2011 de 1,5 M€ pour atteindre 14,77 M€. Cette évolution est, en réalité, un solde car il y a eu au cours de l’année des annuités de capital qui ont été remboursées (pour 1,37 M€) et un emprunt nouveau qui a été contracté pour 2,5 M€. Par ailleurs, cette évolution intègre une réduction rapide de la dette du budget des « Affaires économiques » qui passe de 385 388 € fin 2010 à 49 537 € en 2011. Là aussi, cette évolution favorable ne se reproduira pas.

Les impôts sont de plus en plus lourds pour les Ploemeurois

Le produit des impôts directs (foncier bâti, foncier non-bâti, taxe d’habitation) est en forte augmentation puisqu’il atteint 10,92 M€ en 2011 contre 10,63 M€ en 2010 (+ 2,7%). Depuis 2007, la progression a été de 22,8% ! Cette évolution s’explique par l’augmentation des taux d’imposition décidée par le maire en 2009. Si les taux ont progressé de 5%, les impôts payés par les Ploemeurois ont eux augmenté quatre fois plus vite ! Le produit des impôts indirects (taxe sur l’électricité, droits de mutation…) s’élève, de son côté, à 1,14 M€, principalement grâce aux droits de mutations (635 377 €). Rappelons que 900 ménages ploemeurois ne paient pas d’impôts.

Les effectifs

Le nombre d’agents rémunérés sur le budget principal était en 2011 de 325 contre 306 en 2010 (+ 6,2%) dont 259 titulaires et 66 contractuels (+ 26%). Le nombre d’agents contractuels est en forte augmentation et n’est pas un signe de bonne gestion.

On voit que malgré de fortes augmentations d’impôts et un niveau d’investissement en régression constante, la commune équilibre tout juste ses comptes et ne parvient pas à se désendetter. Cette situation laisse entrevoir que les projets pharaoniques du maire pour les années à venir, notamment sa très coûteuse médiathèque (7 à 8 M€), ne pourront pas être financés. Dès lors, les Ploemeurois doivent s’attendre soit à une nouvelle augmentation d’impôts, soit à une augmentation de la dette, ou les deux à la fois… 

Loïc TONNERRE

Par loic.tonnerre - Publié dans : Finances
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Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 13:58

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) présenté au conseil municipal du 15 mars 2012 est, à l’image de la municipalité, décevant et rétrograde. Après quatre ans de gestation, le résultat est bien maigre, sans ambition, sans logique, sans cohérence. Il est vrai que les conditions de son élaboration ne laissaient pas beaucoup d’espoir.

Un travail bâclé

Le nombre de réunions qu’a tenues le groupe de travail (33) ne doit pas faire illusion, le travail a été bâclé : jamais de document de travail avant la séance, jamais de véritable compte rendu, jamais de vote, jamais de débat. Lorsque l’opposition avait le malheur de vouloir exprimer un avis, celui-ci était immédiatement et brutalement retoqué par le maire, comme si l’opposition ne pouvait émettre que des idées stupides…

J’avoue avoir été particulièrement choqué par la manière dont ont été traitées les demandes émanant des particuliers. Il y en avait une trentaine. Tout a été bâclé en une heure et demie sans que l’on ait pu prendre connaissance de ces courriers, sans que ces demandes aient été correctement présentées, sans que l’option retenue ait été justifiée. Au total, les trois-quarts des demandes ont été rejetées sans véritable examen, au doigt mouillé et « à la gueule du client ». C’est un scandale et la preuve d’un grand mépris pour les Ploemeurois !

Par ailleurs, l’élaboration de ce document d’urbanisme a été entièrement menée par les services de la communauté d’agglomération du Pays de Lorient, la contribution de la commune étant des plus modestes. Les intérêts, les spécificités, l’indépendance des Ploemeurois ont été broyés au profit des intérêts supérieurs de Lorient et de ses affidés. Tout ceci est affligeant mais illustre la façon dont fonctionne ce monstre bureaucratique qu’est devenue la communauté d’agglomération au détriment des communes participantes, mais avec la complaisance coupable de la municipalité en place !

Sur le fond, un projet extrêmement nuisible

Le futur PLU est nuisible aux intérêts des propriétaires ploeumeurois qui voient, une fois de plus, leurs droits à construire ou leurs espoirs de construction diminuer. Depuis plus de 17 ans la municipalité s’emploie,  par idéologie, à réduire le droit de propriété manifestant par là son attachement à un collectivisme de sinistre mémoire. Mais cette politique n’est pas sans conséquences : en limitant l’offre de terrains la municipalité a créé une pénurie qui a engendré à son tour une hausse des prix sans précédent et dont elle est la seule et unique responsable.

Le niveau atteint par les prix du foncier du fait de cette politique malthusienne empêche les jeunes de s’installer à Ploemeur. Le maire en tire argument pour promouvoir à tour de bras la construction de logements HLM avec des visées électorales évidentes. Au début de cette année, il avait en projet plus de 750 logements sociaux : pour quoi faire quand on sait qu’à la même date, les demandes de HLM émanant de Ploeumeurois atteignaient seulement 123 pour un nombre total de demandes de 215 ? Ce chiffre, que le maire conteste parce qu’il le gêne, figure dans le document officiel du Programme Local de l’Habitat (PLH) de la communauté d’agglomération, page 46 !

A ce sujet, il convient de rappeler la position du groupe UMP sur le logement social, que la municipalité caricature à longueur de temps : nous ne sommes pas hostiles par principe aux logements sociaux. Nous pensons que l’effort doit être porté sur les demandes émanant des Ploemeurois ou de leurs enfants, ni plus, ni moins. Cela fait 123 logements. Après, on verra, le débat est ouvert. Ce n’est pas la politique menée actuellement par la Gauche à Ploemeur qui consiste à attirer en priorité des populations très éloignées de notre territoire…

Ce PLU est également nuisible aux intérêts des agriculteurs car il entérine l’abandon de quantités de terres agricoles pour la réalisation de projets immobiliers : secteurs de Kerdiret, de Briantec, de Kerduellic, de Kériel, du Ter, de Keradéhuen… sans parler des terres perdues au profit du FCL, de la route du Mourillon et bientôt du Triskell. Il y a le discours et la réalité, et celle-ci n’est pas bonne pour l’agriculture !

Ce PLU est nuisible aux intérêts des commerçants et de leurs riverains. En « gelant » leurs biens à des fins uniquement commerciales, l’équipe en place prétend les protéger mais, en réalité, en leur ôtant toute possibilité de disposer librement de leurs biens, elle les appauvrit !

Ce PLU enfin est nuisible au développement de Ploemeur. Il n’ouvre aucune perspective en matière de désenclavement de la commune ni d’essor économique : les dépôts de bilan se multiplient et une des causes principales de cette situation est le manque d’accès à Ploemeur.

Le développement touristique est condamné par les contraintes imposées à l’habitat en zone littorale. Le commerce des villages côtiers qui souffre déjà terriblement de la politique de la municipalité et s’en plaint ne pourra que constater que cela profite aux communes voisines, plus accueillantes en ce domaine et plus ouvertes sur le plan architectural !

Au final, ce projet bâclé et médiocre ne méritait pas d’être retenu. Le groupe UMP s’y est opposé (Hélas, seul !).

Loïc TONNERRE 

 

Par loic.tonnerre - Publié dans : Urbanisme et logement
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 15:52

La population de Ploemeur est en baisse. Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’accélère. En 2009 le nombre des Ploemeurois a franchi la barre des 18 000 habitants… à la baisse !

La population était de 7 089 habitants en 1968, 9 565 en 1975 (+2 476), 13 455 en 1982 (+3 890), 17 637 en 1990 (+4 182), 18 301 en 1999 (+664), 18 455 en 2006 (+154) et 18 509 en 2007 (+54). Depuis, la population ne fait que diminuer : 18 194 en 2008 (-315 habitants par rapport à 2007) et 17 996 en 2009 (-198 habitants).

En l’espace de 10 ans, la commune a perdu 136 habitants tandis que Guidel progressait de 1 018 et Hennebont de 1 667 (respectivement 10 174 et 15 079 habitants aujourd’hui). A ce rythme, Hennebont rattrapera bientôt Ploemeur…

Depuis 2007, la chute de la population à Ploemeur est brutale : moins 513 habitants ! Et cette tendance devrait s’aggraver dans les années qui viennent !

Ce résultat marque l’échec d’une politique : depuis 17 ans à la tête de la municipalité, Loïc Le Meur doit assumer ce bilan catastrophique. Le manque d’emplois (il y a plus de 800 chômeurs à Ploemeur), l’absence de développement économique, une politique de l’habitat inadaptée, des coûts du foncier qui s’envolent… C’est l’ensemble de cette politique qui a échoué !

Ploemeur ne peut pas continuer sur la voie du déclin. Il est temps de changer l’équipe en place et d’engager une nouvelle politique qui redonnera dynamisme et prospérité à notre commune !

Loïc TONNERRE

 

Par loic.tonnerre - Publié dans : Edito
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 17:07

Qui aurait osé espérer, il y a un an, qu’autant de peuples et de nations accéderaient si vite à la liberté : Tunisie, Egypte, Maroc, Lybie… Qu’une brassée de dictateurs seraient emportés par les vents de l’Histoire : Ratko Mladic, Oussama Ben Laden, Laurent Gbagbo, Mouammar Kadhafi…

Certes, la démocratie est un long apprentissage et les nouvelles nations n’atteindront pas tout de suite la perfection du régime parlementaire britannique mais il est important que les peuples puissent s’exprimer librement, que les nouveaux gouvernants soient confrontés à l’épreuve du pouvoir, jugés sur leurs mérites et leurs compétences et non sur des illusions ou des anathèmes…

On se réjouit de voir le régime Birman desserrer son étau de fer, la Russie secouée par la contestation, la Chine s’empêtrer dans sa lutte contre la dissidence. On espère qu’un jour prochain les derniers goulags de Cuba, du Viet-Nam, d’Irak ou de Corée du Nord disparaitront.

Il est fascinant de penser que cette « révolution » procède d’une diffusion sans cesse plus large des idéaux occidentaux des Droits de l’Homme portés par un vecteur que les dictatures n’avaient pas vu venir et peinent à museler : Internet.

Oui, décidément, en ce début d’année 2012, par de nouveaux canaux mais avec la même volonté des peuples et l’esprit de sacrifice de quelques-uns, la Liberté est en marche dans le monde !

Loïc TONNERRE

 

Par loic.tonnerre - Publié dans : Edito
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